Petit retour sur ce livre à la fois déchirant et passionnant! Livre très bien écrit et c’est pour cela que j’ai noté les quelques expressions (marrantes, tristes ou meme très jolies) et que je repporte sur mon wp! Les voici:
-” Les milliers d’instants qu’il faut passer pour ne rien vivre et de pas qu’il faut sacrifier pour aller nulle part”
-”Elles étaient deux pauvres filles tellement robotisées que plus un atome de liberté n’infiltraient leurs habitudes”
-”Le temps glissait invisible sur eux, ni futur ni passé, touchant du meme âge enfantin les aînés et leur cadet, leur épargant la mémoire et la mort. Ils grisonnaient d’ailleurs sans vieillir, sans autre avenir que l’instant meme, parfois en butte aux fulgurances du doute”
-” Il savait rester immobile et caché, on le croyait absent quand il était là, on finissait par l’oublier”
-”Ils avaient l’air malin tous ces moutons, tous ces faux moutons, dans leur fausse étable, autour d’un faux Noël”.
-” Il franchissait une cité fantôme. Il n’était nulle part, il n’allait nulle part, il nétait personne”.
-” Un jour il pleura des heures et se regarda pleurer dans le miroir, n’éprouvant rien, ni douleur ni peine. Il saignait comme un astre mort, sans blessure apparente.”
-” Deux jours après Amandine arrivait en larme: “-Titi est mort!” “- C’est qui? s’étonna-t-il?” “-Mon bébé nomard. Déja qu’il chantait pas…” “-Tu l’as mangé?” “-Ah ben non alors!… Je l’avais mis dans la cage a perruche, au garage, et j’y donnait son grain tout les jours. Il est mort quand meme. Et ma mere elle m’a disputé que ca sentait mauvais!”
-”Moi je sais dessiner les chevals. Mais faut dire chevaux quand il y a plusieurs chevals.”
-” Ils se sont mis à chanter dans je ne sais plus quel javanais. Beurrés qu’ils étaient! Jusqu’à l’os du foie. Et puis tout s’est mis à flamber sur l’arrière puis moi j’ai repris mon canot vite fait, démerdez vous la marine! Terminé les moutons qui s’étaient noyés, sauf un qui m’appelait au secours, et moi je comprenait mieux le mouton que le capitaine du bateau”
-”Le bestiau m’appellait, monsieur le Maire, il dérivait cap au large, à fond sur la bouée, il devait s’imagine que le petit Jésus des moutons lui parlait” mdr!
-” Il n’y avait aucune paix dans un tel regard, aucun pardon malgré la voix qui se cherchait des accents maternels, aucune espérance”
-” Nicole pesait à son bras. Ils allaient s’endormir dans le lit du soleil, la vie ne les désunirait plus.”

1 comment
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novembre 8, 2007 à 9:24
krakers
En voilà quelques zoulies extraits. =)